Une bannière qui monte sous les chevrons du Garden, les bagues, Jalen Brunson, Karl-Anthony Towns, la saison qui s’ouvre. Ça, c’est un moment. Et pendant ce moment, un joueur des Knicks était au vestiaire, volontairement : Andre Drummond, arrivé cet été pour remplacer Mitchell Robinson. Il a expliqué après la défaite contre Philadelphie qu’il ne voulait pas vivre quelque chose pour lequel il n’était pas là, selon BasketNews.
Moi, je l’ai vu comme un speaker. Tu imagines la feuille de présentation ? Tous les noms à crier, un blanc, et un nom qui n’est pas dans la salle. Chez nous, le samedi à huit heures et demie, si un gars n’est pas dans le couloir quand je lance la musique, je bloque le jingle et je fais traîner le « mesdames et messieurs ». Le concierge me regarde. La sono a un avis.
Mais lui, il l’a décidé. Il a laissé ses coéquipiers avoir leur moment. Respect. Alors je refais sa présentation, la sienne, pour le jour où il aura gagné quelque chose avec eux.
Noir. Enfin, la moitié des néons. [jingle] Mesdames et messieurs, dames en heren, arrivé cet été, douze points, quatorze rebonds et quatre passes pour ses débuts, au poste de pivot, le numéro de votre choix… deux secondes de blanc… Andre… Drummond ! Faites du bruit.
Ce soir-là, en vrai, pendant que la bannière montait, lui avait choisi le vestiaire. Une bannière qu’il estimait ne pas avoir encore gagnée, et vingt-quatre minutes à jouer après.
Le moment est le même. Il l’a juste laissé aux autres. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.





