Le Panathinaikos aurait de nouvelles règles pour ce que ses joueurs disent sur les réseaux sociaux. Je dis « aurait », hein, parce que c’est un journaliste, Sotiris Vetakis, qui l’a raconté dans un podcast, et le club n’a rien confirmé. Selon lui, les changements sont déjà en place, avec des amendes pour certains sujets, que ça vienne des joueurs ou de leur famille proche.
« Il y a des amendes dans des cas qui touchent certains sujets sur les réseaux sociaux », a-t-il dit. Quels sujets ? Combien ? Le podcast n’a rien dit. Pas un montant. Alors moi, je ne convertis pas un montant que je n’ai pas. Je convertis l’idée.
Chez nous, le règlement des réseaux sociaux, c’est une feuille punaisée à côté de la machine à jetons, écrite au bic, qui dit : « On ne poste pas la feuille de match avant que la présidente l’ait vue. » Il n’y a pas d’amende. Il y a moi, qui regarde la personne au vin d’honneur du tournoi de Pâques. Ça suffit généralement.
Mais j’ai pensé à l’enveloppe. S’il faut des amendes, il faut une enveloppe, et quelqu’un pour la tenir. Là-bas, je suppose qu’ils ont un service pour ça. Chez nous, ce serait la boîte à biscuits de la buvette, celle qui sert déjà pour la tombola et pour le diesel du minibus. Le minibus démarre, d’ailleurs, et il n’a jamais rien posté.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Un club qui écrit des règles sur ce que dit la famille, moi je n’oserais pas : la moitié de mes bénévoles sont la famille. Si je mettais une amende à chaque message de travers dans le WhatsApp du club, on chaufferait la salle jusqu’en avril, et il fait caillant dès octobre.
Je leur souhaite que la feuille tienne. La mienne a quinze ans, elle a jauni, personne ne l’a jamais lue jusqu’au bout et tout le monde la respecte. J’ai encore la boîte à biscuits à vider et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




