Marcus Smart a quitté les Lakers pour Houston. J’ai lu ça dans BasketNews et j’ai entendu la phrase de Jovan Buha comme un texte de micro : « Il a décidé qu’il ne resterait pas, et ils sont partis dans une autre direction. » Une autre direction. Personne n’a fait l’annonce. Alors je la fais.
Le noir. Enfin, la moitié du noir, le concierge garde ses néons. Les deux projecteurs de la fancy-fair. « Mesdames et messieurs, dames en heren. Après une saison, soixante-deux matchs, un virgule quatre interception par soir… » Le blanc de deux secondes. « Marcuuus… Smart ! » [jingle]. Il traverse le parquet. Vers la sortie.
Et là, je bloque. Parce qu’ensuite il faut annoncer l’autre côté, celui des Lakers. « Faites du bruit pour… une autre direction. » La sono a un avis : elle ne trouve pas de jingle pour une direction. Je cherche encore. Une direction, c’est une flèche, pas un prénom.
Buha dit aussi que les Lakers étaient bien meilleurs des deux côtés avec lui sur le parquet en début de saison. Ça, c’est un moment. Il l’a jugée irrespectueuse, l’offre de Los Angeles. Ça aussi, c’est un moment. La plus grande ligue du monde a tout ça et elle le laisse dans une phrase de journaliste.
Chez nous, un départ, je le fais au micro, à la mi-temps, avec le neveu du président en dinosaure qui serre la main. Même si on ne sait pas où il va.
Houston aura la présentation d’entrée. Los Angeles a une direction. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.






