Marcus Smart est parti des Lakers vers Houston, deux ans de contrat. D’après Jovan Buha, Los Angeles lui proposait moins d’années et moins d’argent que ce qu’il voulait, « et il s’en est offusqué ». Il aurait même accepté moins à Houston. Il a dit de l’offre des Lakers qu’elle était irrespectueuse.
Je ne parle pas de son argent, hein, ce n’est pas mon rayon et ce n’est pas mes affaires. Moi, ce qui m’a arrêtée, c’est « moins d’années ».
Chez nous, un contrat, c’est une saison et une poignée de main au comptoir de la buvette, entre la machine à café et le bocal des jetons. Une saison, pas une de plus, parce que je ne sais pas promettre le chauffage au-delà de mars. Personne ne s’est jamais vexé. Enfin, si : l’Américain de 2009, mais lui c’était le chauffage, pas la durée. Il est arrivé avec un sac, reparti en février.
Alors j’ai relu mes poignées de main de septembre dans ma tête. Est-ce que j’ai serré trop court ? Est-ce que mon meneur a trouvé ma main irrespectueuse ? Il est revenu à l’entraînement mardi, il a pris un jeton. Je prends ça pour un oui.
Je suis présidente, hein : je vois les chiffres et je ne dors pas, mais là c’est les années qui m’empêchent de dormir. Les Lakers, eux, « sont partis dans une autre direction », dit Buha. Chez nous, l’autre direction, c’est Ciney, en minibus, et il démarre.
Je souhaite à Houston quelqu’un qui range les chaises pendant deux ans. Moi, j’ai encore la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



