Un coach qui parle d’un joueur à l’entrée du camp, là-bas, c’est une citation dans un article. Chez moi, c’est une intro. Alors je la fais.
Noir. Enfin, la moitié du noir, le concierge garde ses néons. [jingle] Mesdames et messieurs, dames en heren, troisième saison en NBA, dix-septième choix de la Draft 2024, il a passé l’été à la salle… … Dalton Knecht ! Faites du bruit.
Et là, je lis la citation au micro, parce qu’elle le mérite. JJ Redick, selon BasketNews : « D’abord, il a été un pro. Il a été à la salle et, comme depuis le premier jour, il s’est donné à fond tout l’été. Il a eu trois bons jours d’entraînement. » Puis : « Je sais qu’il a faim de jouer et faim de gagner une place dans la rotation. » Ça, c’est un moment. Un coach qui dit ça, tu mets la musique dessous.
Sauf que la sono a un avis. Pendant que je lis, la page d’à côté parle d’arithmétique. Seize contrats garantis, quinze places en saison régulière. Brett Siegel, de ClutchPoints, écrit que les Lakers ont exploré des trades de consolidation, avec Knecht et Jaden Hardy parmi les plus susceptibles d’y figurer. Jovan Buha voit trois joueurs, Knecht, Hardy et Bronny James, pour deux places.
Moi, la feuille de présentation, je la fais avec tout le monde. Je présente les seize, dans le noir, avec le blanc de deux secondes avant chaque prénom. Personne ne m’a jamais demandé d’en présenter quinze.
La ligue la plus riche du monde a des insiders, des tableaux et des scénarios. J’ai un jingle et seize prénoms. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




