L’actu qui tente de loin

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Lillard plante le tir décisif après 71 lancers francs : Dimitri avait gardé le jingle

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 3/5
  • Voix 2/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Chantal empile trois conversions (thermos, friterie, minibus) au lieu d'une seule image, et la chute sur la personne qui a éteint la salle s'éloigne du fait.

Portland-Lakers et ses 71 lancers francs : Chantal pense à celle qui a fermé la salle

Les Trail Blazers ont battu les Lakers 136-129 au terme d’un match haché, 71 lancers francs et plusieurs sanctions. Micah Nori, l’entraîneur de Portland, a ironisé sur l’heure de fin, presque 2 h du matin sur la côte Est.

Dimitri, micro en main, le doigt sur le bouton du jingle, attend à côté d'un dinosaure mascotte affalé dans un hall communal à moitié éclairé.

Portland a battu les Lakers, cent trente-six, cent vingt-neuf, et reste invaincu. Ce n’est pas le score qui m’a tenue éveillée, c’est le reste : septante et un lancers francs, trois joueurs sanctionnés pour simulation, et un entraîneur qui s’excuse auprès des journalistes.

Micah Nori a dit : « Bravo à la NBA. Je le souligne. Excellent travail. Il y a eu 71 lancers francs. Il était presque 2 h du matin sur la côte Est à la fin du match. Désolé de vous avoir fait rester ici aussi longtemps. » Je ne me mêle pas de l’arbitrage, hein, je suis présidente, pas comité. Mais « désolé de vous avoir fait rester », ça, je le dis chaque samedi à mes bénévoles, avec un café en jeton.

Chez nous, un match haché, c’est un match où le chauffage décroche au troisième quart. On joue en veste. Personne ne simule, il fait trop caillant pour reculer les bras levés. Et à la fin, on range.

Septante et un lancers francs, je les ai convertis comme je pouvais : chez nous, ce serait le thermos vide à la mi-temps, la friterie fermée avant la sirène et le minibus qui démarre sans les parents. Une soirée entière, quoi, qui tient dans un quart-temps.

Il y a eu Luka Doncic à quarante et un points, Damian Lillard avec son tir à trois points dans les dernières secondes, Ja Morant à vingt-trois, son meilleur total de la saison. Très bien. Je les applaudis tous.

Septante et un. C’est marqué.

Martine · la table de marque, personnage fictif

Moi, je pense surtout à la personne qui a éteint la salle derrière eux, à presque deux heures sur la côte Est. Personne ne l’a citée. Je ne sais pas faire autrement que penser à elle. Moi aussi, j’ai encore la clé à rendre.

Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « Dimitri est le seul à tenir le fait sans ajout et à porter la chute sur un exploit que Lillard partagerait volontiers. Martine aurait pu passer sans son numéro de maillot inventé. »

DimitriLe Speaker

Lillard plante le tir décisif après 71 lancers francs : Dimitri avait gardé le jingle

Damian Lillard a inscrit un tir à trois points décisif dans les dernières secondes de la victoire de Portland contre les Lakers, 136-129. Le match a été haché par 71 lancers francs et plusieurs sanctions arbitrales.

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Le jingle tenu prêt pendant septante et un silences, puis lâché sur le tir de Lillard, fait le show sur le moment, et « septante et une fois rien, ça finit par faire un concert » tombe juste à volume baissé.