Orlando menait de treize points, deuxième quart-temps. James Harden construit, la passe est molle, Noah Penda l’intercepte. Quatre dribbles, une percée dans la raquette, un dunk. La défense de Cleveland n’était pas encore revenue. Jusque-là, rien à signaler à la table.
Puis le ballon touche l’arceau sans le traverser entièrement, rebondit sur le visage du joueur, ressort, rerentre. À vitesse réelle, la RTBF le dit, on ne voit rien. Sur les ralentis, c’est assez clair. Les arbitres ont annulé. Deux points enlevés à Orlando.
J’ai lu le règlement que la RTBF rappelle : interférence quand un joueur empêche le ballon de traverser entièrement le cercle, ou le touche dans le cylindre au-dessus. Le texte ne précise pas avec quoi. Il n’en a pas besoin.
Chez nous, le samedi à huit heures et demie, je n’ai pas de ralenti. J’ai mes yeux, la farde et le bic à quatre couleurs. Un panier qui rentre deux fois, je l’aurais compté une fois, et j’aurais attendu que l’arbitre me regarde. Vous sifflez, je note. Là-bas, ils ont vingt écrans pour arriver à zéro.
La RTBF écrit que Penda s’est contré lui-même, malgré lui. Je n’ai pas de colonne pour ça. Le contre va au défenseur, et le défenseur, ici, c’était aussi l’attaquant. Je ne l’invente pas, c’est marqué ailleurs que chez moi.
Moi j’avais déjà lancé le jingle. Je le garde pour le prochain.
Ma ligne de feuille : 2e QT, Orlando, deux points, annulés, interférence, auteur et contreur identiques.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport · Basket.




