Un journaliste américain, Jovan Buha, donne 65 % de chances aux Lakers de faire un échange cette saison. Je l’ai lu au comptoir de la buvette, entre deux jetons à recompter.
Ce qui m’a plu, c’est le calendrier. Pas avant le 15 décembre, parce que beaucoup de joueurs signés pendant l’été ne peuvent pas être échangés avant. Puis fin décembre, début février. Et, à son avis, plutôt près de la deadline, que la source met au 11 février. Chez nous, ce calendrier-là, c’est celui de la tombola : on en parle en novembre, on vend en décembre, on tire en février, et tout le monde sait que ça se décidera la dernière semaine. Ça, chez nous, c’est trois tombolas et une seule qui compte.
Leur équipe tourne bien, pourtant. Six victoires, deux défaites. Luka Doncic à 38,3 points, 8 rebonds et 8,1 passes de moyenne en sept matchs. Buha dit que ne pas améliorer l’effectif serait de la « malpractice ». Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : moi aussi, quand tout va bien, je regarde ce qui manque.
Et ce qui leur manque, selon lui, c’est un pivot remplaçant fiable derrière Walker Kessler. Je connais. Chez nous, ce qui manque toujours, c’est la personne derrière celle qui tient le bar. Quand elle s’en va, on ferme plus tôt.
En 2000, j’étais l’échange de quelqu’un. On ne m’a jamais donné le pourcentage.
Je leur souhaite de trouver leur pivot avant le 11 février. Moi, j’ai encore la clé à rendre, et personne derrière pour la porter.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



