Mardi, au Madison Square Garden, les Knicks ont reçu leurs bagues de champions. Ils ont hissé leur bannière 2026. Puis ils ont joué contre Philadelphie, et ils ont perdu, 106-100.
Je regarde ça comme je regarde tout : par la colonne. Une cérémonie avant un match, ça ne s’écrit nulle part sur la feuille. Il n’y a pas de case pour une bannière. La feuille commence à l’entre-deux, et à l’entre-deux, tout le monde est à zéro, champion ou pas. Le chrono ne discute pas. Moi non plus.
Cinquante-huit, cinquante-quatre à la mi-temps pour New York. Je prends ma jatte de café à ce moment-là, jamais avant. Après, Philadelphie a fini le troisième quart sur un 11-0, avec un tir au buzzer de Jaylen Brown. Chez nous, un tir au buzzer, je regarde la lampe rouge avant de regarder le panier. Je suppose qu’à New York aussi.
Il y a le reste, que je recopie sans commentaire : 37,2 % aux tirs, 33,3 % à trois points, quinze ballons perdus, vingt-huit points encaissés en contre-attaque. Le coach, Mike Brown, a dit : « Durant toute la partie, on a semblé avoir les pieds dans la boue. » Le parquet de notre hall colle en janvier. Je ne savais pas que celui du Garden pouvait faire ça en octobre.
Jalen Brunson, MVP des Finals, a parlé à BasketNews de l’occasion de se faire descendre de la montagne, de rester humble et de mettre les ego de côté. Je n’ai pas d’avis sur la montagne. J’ai une feuille, et elle a déjà une ligne pour vendredi, à Boston.
Et la bannière, qui la redescend pour le badminton, hein ?
Une bannière, ça reste en haut. Le score aussi. Cent six, cent, c’est marqué.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.


