Fenerbahçe a battu Virtus Bologna 78-68 à Istanbul, pour son premier match d’Euroleague. Mené au quatrième quart-temps, le club turc s’en est sorti grâce à son expérience.
En conférence de presse, Sarunas Jasikevicius a d’abord estimé que son équipe « n’était pas à son meilleur niveau aujourd’hui ». Il a rappelé qu’à ce stade de la saison, le plus important est d’intégrer les nouveaux joueurs dans le système, tout en progressant en gagnant. Puis il a ajouté que Fenerbahçe « n’a pas été très bien coaché aujourd’hui », selon Eurohoops.
L’entraîneur a évoqué une erreur tactique en défense, « probablement en grande partie ma faute », corrigée par un changement de défense en seconde mi-temps, qui a permis de stopper Virtus Bologna. « Changer en défense était la bonne chose à faire », a-t-il conclu, en disant vouloir tirer des leçons de ce match, « à commencer par moi-même ».
Tu te rends compte de ce que c’est, ça ? Un coach qui s’accuse lui-même, après une victoire. Moi, je coupe tout. Le noir. Deux projecteurs. « Mesdames et messieurs, dames en heren, l’homme qui a trouvé l’erreur… [blanc de deux secondes] … c’est l’homme qui l’a faite ! » [jingle]. La salle se lève. Et lui, il a dit ça devant une table et des micros, avec la lumière allumée.
Une conférence de presse, ça mérite une entrée dans le noir, je l’ai déjà proposé à notre président. On m’a répondu qu’il n’y a pas de noir dans une salle de presse. Je travaille dessus. Parce que regarde : un aveu, une correction, une leçon, et en plus il se met en premier sur la liste. C’est un scénario. Chez nous, le concierge n’éteint que la moitié des néons, mais je te jure que je ferais exactement le même bruit. Le bruit est le même. Il y a juste moins de gens pour l’entendre.
Le changement de défense en seconde mi-temps, c’était le moment, et personne ne l’a annoncé. Pas de jingle, pas de blanc, pas de prénom. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.



