Une chaussure qui sort, c’est une recrue. Je l’ai lu sur Basket USA : la Harden Vol.10 « Snakeskin », dixième chaussure de James Harden avec adidas, le 16 octobre aux États-Unis. Noir, gris, peau de serpent, et du rose pour faire ressortir les trois bandes au talon. Une présentation, ça se fait. Alors je la fais.
Noir dans la salle. Enfin, la moitié, le concierge garde ses néons. Les deux projecteurs de la fancy-fair sur le rond central. [jingle, version coupée]. « Mesdames et messieurs, dames en heren, au numéro dix de la série, en noir et gris, avec le talon rose… » Deux secondes de blanc. « … la Vol.10 ! » Faites du bruit.
Et là, problème. Basket USA dit qu’elle a des airs de Vol.9 bis, design à peine réajusté, maintien plus accentué. La Vol.9 avait déjà eu son « Snakeskin », en vert fluo et noir. Donc je présente une recrue qui a déjà été présentée, dans une autre couleur. Au micro, ça s’appelle un retour. On reprend le même jingle et on change la lumière. Le vert fluo, mes projecteurs savaient le faire. Le rose, ils ont un avis.
Une chaussure présentée dans le noir, et après qui ramasse la boîte, hein.
Basket USA présente aussi Harden comme le nouvel arrière des Cavs. Lui, je l’aurais annoncé avec son nom, son numéro, son poste. La chaussure, elle, n’a ni numéro de maillot ni poste. Juste un numéro de modèle. C’est déjà ça.
Elle pourrait arriver vite en Europe. Je garde le jingle. Je dis ça, je dis rien.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.



