Memphis a coupé D’Angelo Russell vendredi. Arrivé dès le début de la free agency dans un échange impliquant six équipes, qui a aussi amené Isaiah Stewart aux Grizzlies, il n’a disputé aucun match sous ce maillot. Il ne rentrait pas dans les plans de l’entraîneur Tuomas Iisalo, et Memphis devait libérer des contrats pour respecter les normes salariales imposées par la ligue. L’opération fait les affaires du jeune Walter Clayton Jr, qui devrait être conservé. La saison dernière, Russell avait joué à Dallas, puis atterri à Washington, où il n’a disputé aucune rencontre. En moins d’un an, il est passé par trois franchises et n’a joué que pour l’une d’elles. All-Star il y a sept ans, il est désormais libre et attend qu’une équipe manifeste son intérêt. Il a déjà prévenu : peu importe où on l’enverrait, il resterait « toujours dangereux ».
Dimanche, après le dîner, j’ai expliqué ça à ma mère, en Indiana. Trois franchises en moins d’un an, un échange à six équipes, et il n’a joué que pour une. Elle a demandé combien de fois il avait défait sa valise. J’ai dit que je ne savais pas. Elle a demandé s’il avait eu le temps de trouver la salle. J’ai dit que je ne savais pas non plus. Là-bas, on appelle ça un échange à six équipes. Ici, on appelle ça un minibus, et en 2000 il ne s’arrêtait qu’une fois : à Charleroi. Je suis arrivé avec un sac, un contrat d’un an, et une salle avec des lignes de badminton. Le sac est resté vingt-six ans au même endroit. Let me tell you, je ne l’avais pas prévu. Personne ne m’avait parlé de normes salariales, seulement du chauffage, qui avait ses humeurs. Elle m’a dit que lui non plus n’avait sûrement rien prévu, et que le bon endroit, on le trouve souvent sans le chercher. Puis elle a demandé s’il défendait. J’ai dit qu’il disait lui-même qu’il resterait toujours dangereux. Elle a dit : tu vois. Je n’ai pas su si c’était pour lui ou pour moi. J’ai rangé le sac dans le grenier, il y est encore.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.




