Dalton Knecht a accepté un contrat two-way avec les Knicks, quelques jours après avoir été libéré par les Lakers. Ce sont ses agents d’Excel Sports Management qui l’ont dit à Shams Charania, d’ESPN. Selon lui, Cleveland, Sacramento et Minnesota s’étaient aussi manifestés. Quatre clubs pour un nom en quelques jours. Chez nous, on a eu ça une fois, pour la friterie qui voulait sponsoriser, et c’était déjà trop.
Ce qui m’a arrêtée, c’est la dernière phrase. Les Knicks ont trois places two-way, elles sont occupées, et ils doivent en libérer une pour finaliser. Je connais ce problème, hein. Le minibus a neuf places. Quand quelqu’un monte, quelqu’un d’autre prend sa voiture. On ne fait pas de communiqué, on fait un message dans le WhatsApp du club et on attend qui répond en premier.
Et ce mot, two-way. Je l’ai lu trois fois. Chez nous, un two-way, c’est le bénévole qui tient la buvette en première mi-temps et le chrono en deuxième, avec le même essuie sur l’épaule. Personne ne lui a jamais demandé de signer quoi que ce soit. Je ne suis pas jalouse, je suis présidente : je vois les places qui bougent et je ne dors pas.
Je souhaite aux Knicks quelqu’un qui sache dire à la personne qui libère la place que ce n’est pas contre elle. C’est la partie que personne n’annonce à ESPN. Chez nous, c’est moi, avec un café, au coin de la buvette.
Trois places, trois cases. Une quatrième ne rentre pas. Je note.
Il fait caillant dans la salle ce soir. J’ai encore les chaises à ranger et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Eurohoops.


