Jaylen Brown a dit, dans une émission qui s’appelle The Old Man and The Three : « En NBA, il y a beaucoup d’égos, beaucoup d’argent et beaucoup d’émotions. C’est comme en politique. » BeBasket l’a repris. Je l’ai lu à la buvette, entre deux jetons.
Beaucoup d’égos, beaucoup d’argent, beaucoup d’émotions. Chez nous, on a les trois aussi, hein. Seulement, l’argent tient dans la boîte en fer de la buvette, les égos tiennent autour d’une table pliante le mardi soir au comité, et les émotions, c’est quand le minibus ne démarre pas. Il démarre, d’ailleurs. Je tiens à le dire.
Brown a aussi parlé des entraîneurs qui ont « parfois peur de contester leur meilleur joueur, car si ça tourne mal, ils risquent de perdre leur emploi ». BeBasket y voit une pique pour Joe Mazzulla et Jayson Tatum. Moi, je ne vois rien, je n’étais pas à Boston. Je vois mon coach, qui est bénévole, et qui conteste tout le monde, y compris moi, y compris le chauffage.
Neuf saisons ensemble, un titre en 2024, et puis séparés cet été, avec deux versions de l’histoire. Ça me fait de la peine pour les deux. Chez nous, quand quelqu’un part, on fait un vin d’honneur et on se dispute après, sur qui garde le thermos.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Je me demande juste qui, à Boston, a gardé la clé de la salle.
Moi, je l’ai encore dans la poche. Je dois la rendre avant minuit, et les chaises sont toujours dépliées.
Le fait est vrai, on a vérifié : BeBasket.




