Reebok sort une chaussure aux couleurs d’un biscuit. La Reebok Angel Reese 1, version « Reese’s », du nom de la marque américaine. Tige marron en mesh, des moulures qui passent du vert clair au jaune puis à l’orange, des lacets orange, et les deux logos sur la languette, en jaune sur fond marron. Disponible ce mardi en Amérique du Nord. Pas encore en Europe, ce qui m’arrange : je n’ai pas à expliquer au trésorier pourquoi je regarde le site.
Avant le biscuit, il y a eu Barbie, sur la même chaussure. Et sur son site, Angel Reese a ajouté des sweats, un tee-shirt, une veste, une casquette et un bonnet. Une collection entière, hein.
Chez nous, le sponsor, c’est la friterie. Elle a des exigences. Son logo est sur le dos des maillots des seniors, en petit, parce que le grand coûtait trop cher à imprimer. Je l’ai vouvoyée trois ans avant qu’elle accepte le panneau près de la buvette. Je n’ose pas imaginer la tête du patron si je lui proposais une chaussure marron avec des moulures en dégradé. Il me demanderait d’abord si elle tient le gras. Puis qui la lave.
Et la nuit d’avant, elle a mis trente points et pris seize rebonds en finale de WNBA, pour qu’Atlanta revienne à un partout contre les Valkyries. Le lendemain, une chaussure sort. Moi, le lendemain d’un match, je sors les bouteilles vides.
Une chaussure sort, un match se joue. Sur la feuille, il n’y a que le match.
Je ne suis pas jalouse, je suis présidente. Je pense juste que quelque part, quelqu’un a dû plier tous ces sweats dans des cartons. Je lui souhaite une bonne chaise. Moi, j’ai encore les jetons de la cafétéria à recompter, et la clé à rendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Basket USA.



