Dimanche soir, après le dîner, j’ai appelé ma mère, en Indiana. Je lui ai raconté ce qu’un pivot des Houston Rockets, Steven Adams, avait dit au media day : que le niveau de toute la NBA allait baisser en novembre, à cause d’un jeu vidéo qui sort ce mois-là.
« Je vous le dis : attendez-vous à un mois de novembre difficile. Le niveau de la ligue, de toute la ligue, va baisser. GTA sort. Regardez la NFL, regardez toutes les ligues, et regardez-les s’effondrer », a dit Adams, avant d’ajouter que ça devrait remonter après, « le coaching aussi ».
Let me tell you, j’ai connu ça à ma façon : en 2000, avec un sac et un contrat d’un an, dans une salle avec des lignes de badminton. Personne ne m’avait prévenu que mon niveau baisserait en novembre. Il a baissé quand même, mais c’était le chauffage, pas un jeu vidéo.
Ma mère m’a écouté, puis elle a demandé si ça voulait dire que personne ne défendrait plus pendant un mois. Je lui ai dit que non, que c’était juste une plaisanterie de media day, avec les caméras allumées et tout le monde qui rigole. Elle a réfléchi et elle a dit que même en plaisantant, un pivot ne devrait pas donner d’idées aux ailiers. Elle a raison plus souvent qu’elle ne le devrait.
Steven Adams joue sa troisième saison avec les Rockets, où il a été transféré depuis Memphis en 2024. La saison dernière, il a tourné à 5,9 points et 8,6 rebonds de moyenne en 22,7 minutes sur 31 matchs.
Chez nous, en P1 de Charleroi, je n’ai jamais entendu un joueur prévenir à l’avance qu’il allait moins bien jouer. On s’en aperçoit tout seuls, le samedi soir, et on ne prévient personne. C’est peut-être ça, la vraie différence entre les deux ligues : ici, on ne fait pas de media day, on fait la vaisselle après.
J’ai raccroché et je suis allé préparer les ballons pour mes U10 du dimanche matin, novembre ou pas. Eux non plus, ils ne savent pas ce qu’est GTA VI. Ils savent juste qu’il faut défendre, et ça, ma mère serait contente de l’entendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.



