Sur sa feuille, quand un joueur perd trop de ballons, elle le note. Point. Alors un entraîneur qui annonce qu’il retire un passe-droit sur les pertes de balle, elle a relu la ligne trois fois.
Green l’a dit au micro, au premier degré : Kerr leur avait toujours laissé de la marge, à lui et à Curry. « Récemment, il nous a dit : juste pour info, je ne vous donne plus de passe pour perdre plus de ballons que tout le monde. » Chez nous, la feuille ne donne jamais de passe. C’est la feuille qui décide, et elle décide cinq fautes, pas cinq ballons.
Je note. Un ballon perdu, c’est un ballon perdu, peu importe le nom sur le maillot. Le coach peut annoncer ce qu’il veut au vestiaire, la feuille n’a pas de colonne « passe-droit ». Le privilège n’a jamais été marqué nulle part. Chrono arrêté, ballon à la table.
Et puis il y a le trois points. Kerr lui a demandé, vers la fin de l’année dernière, de shooter. Green a dit que c’était la première fois de sa carrière, et qu’il s’est retourné. La table ne demande jamais à un joueur de shooter, elle lui demande de mettre les deux pieds derrière la ligne. Pour ça non plus, il n’y a pas de colonne.
70 matchs joués la saison dernière, 8,3 points, 5,6 passes décisives et 5,5 rebonds en presque 28 minutes de moyenne. Tout ça tient dans les colonnes. Ce qui n’y tient pas, c’est l’idée de retirer une faveur qui n’a jamais été inscrite nulle part.
Le fait est vrai, on a vérifié : BasketNews.




